Flânerie sous les arcades

La vieille ville de Berne est depuis 1983 inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO et trône fièrement sur une presqu’île de l’Aar. Fleuron de l’architecture monumentale urbaine du Moyen Âge, elle enchante ses visiteurs par son charme apaisant et sa douceur de vivre. Les cafés dans les caves voutées invitent à la flânerie et les arcades longues de plusieurs kilomètres à la promenade et au shopping. Patrimoine culturel depuis 1983.



Histoire

La fondation de Berne, en 1191, résulte des ambition économiques et politiques des Zähringen, concrétisées par l’établissement d’une seigneurie. Il ne reste qu’en peu de constructions de ce temps-là. L’une d’elles est le Lenbrunnen, première fontaine publique, aménagée dans une tour vers 1250. Les Bernois embrassèrent les desseins des Zähringen et développèrent leur village pour en faire, au XVIe siècle, la plus puissante ville-état au nord des Alpes. Ayant pris conscience de leur propre valeur, et soucieux de l’affirmer, ils traduisirent leur vision du monde dans l’image urbaine qu’ils donnèrent à leur cité. Si la topographie de la presqu’île lovée dans un méandre de l’Aar a dicté le tracé est-ouest des rues, les Bernois one tenu à marquer cet agencement de leur empreinte. Le cœur de la ville est le marché, dans la rue centrale (autrefois Märitgasse, aujourd’hui Kramgasse et Gerechtigkeitsgasse). Les églises sont, elles, reléguées en bordure. A comparer l’imposante Märitgasse et la modeste église Saint-Vincent, démolie au XVe siècle pour faire place à la cathédrale, on peut supposer que les habitants étaient avant tout pratiques et temporelles.

Le saviez-vous?

• A Berne, les plaques de rue colorées (rouges, vertes, jaunes, noires, blanches) sont un héritage de l’occupation napoléonienne. Ces repères permettaient aux soldats français enivrés de retrouver leur chemin à travers les ruelles tortueuses de la vieille ville.
• C‘est à Berne qu’Albert Einstein a élaboré sa célèbre théorie de la relativité.